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lundi 11 janvier 2010

DOSSIER : Quelques "trucs" pour réussir un entretien (non exhaustif)

Je me sens sans doute l'âme d'un gourou aujourd'hui, quoi qu'il en soit, je vous propose quelques petits "trucs" qui peuvent faire la différence entre un entretien raté et un job décroché!

I / Préambule

Il me faut d'ores et déjà vous avertir que ces quelques points ne sont pas des vérités absolues, des trucs infaillibles! Tout ce que je peux garantir c'est qu'ils ont marché pour moi (oui... même si actuellement je suis au chômage... hum hum) alors ils ont sans doute une chance de marcher pour vous! Le conseil de base étant de rester vous même (en vous adaptant à votre interlocuteur), car sinon vous risquez de vous retrouver à un poste qui ne vous correspond pas!

II / Cerner son interlocuteur

Même si certains recruteurs aiment à être imprévisibles, on peut en général cerner quelques aspects importants de leur personnalité. Il existe en effet une théorie selon laquelle chaque personne peut être abordée grâce au clés d'accès VAK (Visuel, Auditif, Kinesthésique).

- Le visuel va attacher plus d'importance à l'image, c'est notamment celui qui peut dire "je ne crois que ce que je vois". Il peut également avoir une tendance à lever les yeux au ciel souvent, avoir une mémoire visuelle, etc. Il peut être important de soigner sa posture avec une personne de ce type, car il peut s'agir de quelqu'un de très observateur.

- L'auditif, quant à lui, va plutôt apprécier d'entendre les choses. Pensez donc à celui qui vous rétorque quelque chose en commençant par "j'entends bien ce que vous me dites, mais...". Au niveau du regard, ses yeux se baladeront sans doute plus sur un plan horizontal que vertical, il aura éventuellement une mémoire plutôt auditive... L'important dans un entretien face à un auditif pourrait être de régler son rythme de parole à celui de l'interlocuteur.

- Le kinesthésique marchera plus aux sentiments, aux ressentiments et au toucher. En règle générale, on peut dire que les personnes qui ont besoin de toucher un objet (avant de l'acheter par exemple) ont une prédominance kinesthésique. Son regard sera plutôt baissé, ses bras ne seront pas grands ouverts mais fermés. N'allez pas pour autant lui taper sur l'épaule! Le kinesthésique a, plus que quiconque, besoin de son espace personnel. Enfin, niveau langage, il sera sans doute celui qui dira "je n'ai pas l'impression que...".

Si vous souhaitez savoir à quel groupe vous vous rattachez, allez donc faire un tour ici. Quelle que soit la clé prédominante de votre interlocuteur, l'idée est d'adapter votre attitude à celle qu'il/elle préfère! ATTENTION : veillez à le faire de façon discrète! Le plus simple étant d'adapter son vocabulaire à la personnalité de l'interlocuteur.

- En face d'un auditif, utilisez le champ lexical adéquat : "j'entends ce que vous me dites", "vous savez, quelqu'un un jour m'a dit", "est-ce clair ?" "ça sonne plutôt bien", "pour moi, une entreprise est comme un orchestre..." ou quelque chose du genre... Inventez!

- Avec un visuel : "je vois ce que vous recherchez", "vous voyez ce que je veux dire ?". Utilisez des images, soyez précis et complets sur les sujets que vous traitez.

- Avec un kinesthésique : Là, comme je l'écrivais plus haut, il faut jouer sur le champ lexical du sentiment, dans le cadre d'un entretien pour un poste de cadre "j'ai besoin de créer et d'entretenir une ambiance saine et agréable pour mes collaborateurs"...

Cela ne fait pas tout mais ça peut jouer, parfois...! Notez que la multiplications de petits trucs qui "peuvent jouer" finissent par mener à un job décroché!

III / Savoir Etre / Savoir Faire

Sans doute le point le plus important! Lors d'un entretien, vous êtes jugé sur votre personnalité, vos compétences et votre sérieux. Le tout forme votre viabilité. Un candidat non viable n'est, bien sûr, pas intéressant pour l'entreprise. Pour être un candidat viable, il faut que votre savoir être ET votre savoir faire s'équilibrent avec les nécessités de l'entreprise (qui sont totalement variables selon les enseignes et/ou les postes).

Si je pioche dans mes expériences passées, le trouve notamment trois exemples éloquents :

- Société X : d'envergure nationale, la société X est spécialisée dans la vente d'huisseries à domicile. Ses équipes de commerciaux ont pour but de réaliser des opérations de prospection multiples (Téléphonique, Tap et GMS) et de vendre... bien évidemment!
Elle recherche des commerciaux jeunes, sans expérience, sans formation. Ici, il est inutile d'argumenter longuement sur son savoir faire, en revanche, le savoir être est prédominant. Ainsi, il pourrait être intéressant de mettre en avant un caractère de "requin", sans attache, sans autre prétention que celle de gagner de l'argent, tout simplement. En réalité, ce secteur d'activité est sans nul doute celui où les entretiens sont les plus faciles à passer!

- Société Y : Avec une zone de chalandise d'environ 100 km d'envergure, la société Y est spécialisée de le courtage en bateau de plaisance. Son effectif étant particulièrement restreint (2 personnes), elle recherche un collaborateur "prêt à l'emploi", principalement par manque de temps et par souci de rentabilité. Ici, c'est le savoir faire dans un domaine d'activité peu répandu qui va être le plus important. Durant l'entretien, il a fallu que j'insiste sur mes connaissances techniques du produit avec des exemples précis et concrets (en l'occurrence un descriptif complet d'un voilier ainsi qu'une estimation argumentée). Le savoir être avait peu d'importance, il s'agissait seulement de respecter les quelques règles de base de la vie en société...;)

- Société Z : Dans le secteur de la banque, la société Z est d'envergure nationale. Etant donné son domaine d'activité, la société Z recherche un collaborateur réunissant des qualités professionnelles et personnelles équilibrées. En l'occurrence, lors d'un entretien de ce type, il convient de présenter clairement son savoir faire (en parlant concrètement des tâches maitrisées, en montrant que l'on connait le système de fonctionnement d'une banque (de manière générale mais relativement précise) mais aussi son savoir être... Nous avons tous l'image du banquier en costume cravate, sérieux mais sympathique... Faîtes en sorte de coller à cette image!

IV / Connaître son sujet

Très important également, sachez qu'un entretien se prépare sérieusement. A un moment ou à un autre, le recruteur pourrait bien vous demander ce que vous connaissez de l'entreprise! Il est important de savoir où vous êtes! En règle générale, on peut organiser ses études de cette manière :

a / Historique de l'entreprise : Etudiez l'entreprise, son secteur d'activité, son historique (retenez les grandes dates de son histoire), son effectif. Bien entendu, retenez le nom et la fonction de celui qui va vous faire passer l'entretien ! Si possible, renseignez-vous sur l'intérieur de l'entreprise, par exemple en utilisant des sites tels que Copains d'avant, cotetaboite.com et consort. Vous pourriez y trouver des informations précieuses telles que la fréquence du turn over, l'ambiance au travail, la politique de l'entreprise, etc.

b / Problématique : Tentez de définir pourquoi l'entreprise recherche un collaborateur. Est-ce une expansion, un remplacement, une restructuration ? Quels sont les objectifs de l'entreprise ? Quelle est sa politique ? Que cherche t-elle exactement?

c / L'avenir avec vous : Une fois la problématique définie, préparez un argumentaire clair et complet sur ce que vous pouvez apporter à l'entreprise. Lors d'un entretien, il est important de pouvoir montrer que vous savez où vous allez et surtout pourquoi vous y allez! ATTENTION : Ne soyez tout de même pas trop révolutionnaire! Il faut que cet argumentaire colle avec la politique de l'entreprise... En clair, il faut que vous repreniez tous les points que le recruteur a noté lorsqu'il a engagé la procédure de recrutement. Faites lui comprendre que c'est VOUS qu'il recherche (si il est bien nécessaire de le préciser...!)

V / Quelques phrases qui ont fait leur effet !

Comme écrit plus haut, on ne peut pas tout dire à tout le monde... Personnellement, j'ai eu l'occasion de tester quelques petites phrases qui ont plutôt bien marché ! Je vous en note 2 ici, en guise de cadeau... pour avoir eu le courage de lire jusqu'au bout!

Notez cependant que, quand vous tentez des métaphores, la règle à suivre est celle des 10 secondes : Soyez clair, précis et choisissez bien vos mots! Si vous mettez plus de 10 secondes à terminer votre image, alors vous perdez l'interlocuteur...

"Si je me risquais à une métaphore, je dirais que je viens d'obtenir mon permis de conduire... Théoriquement, je suis capable d'aller sur la route, mais je dois encore m'adapter à ma nouvelle voiture si je veux qu'elle m'amène là où je veux aller"

"Vous savez, Je vois l'entreprise comme un tapis roulant qui tourne en sens inverse... Celui qui court avance , celui qui marche stagne et celui qui s'arrête sort!"


dimanche 29 novembre 2009

DOSSIER : Les soucoupes volantes existent-elles ?

I/ Préambule

Durant les années 30/40 en Allemagne, est apparu ce qui allait devenir une légende pour certains ou un fait bien réél pour d'autres : La société secrète VRIL.

La Vril Gesellschaft (Société du Vril) était une communauté secrète berlinoise de laquelle sont sorties plusieurs théories telles que l'évasion d'Hitler au pôle sud, la puissance des chaînes psychiques ou encore les soucoupes volantes et autres inventions secrètes nazies (rendues plus ou moins crédible « grâce » aux véritables inventions technologiques nazies découvertes après la guerre telles que l'aile volante Horten, présentée ici par l'excellent site ufologie.net .)

Ici, nous nous intéresseront exclusivement aux disques antigravitationnels qui auraient été produits par cette société secrète, du Vril-1 au Vril-7.

II / Principe du disque antigravitationnel

Les disques antigravitationnels tels que ceux conçu par la société Vril sont ce que l'on peut appeler des « soucoupes volantes » dont le principe de fonctionnement est relativement complexe. En quelques sortes, ces appareils peuvent s'élever dans les airs grâce à deux disques (de charges magnétiques opposées) placés l'un contre l'autre. Le mouvement de ces deux disques (l'un en mouvement horaire, l'autre en anti-horaire) créé un champ magnétique qui annule le phénomène de gravité, permettant ainsi à l'appareil de voler.

III / Les modèles Vril

a / La Vril-1 : Construite entre 1939 et 1942 elle restera au stade de prototype mais volera tout de même 12 minutes. D'une envergure de 11 mètres, elle était équipée d'un canon de 80mm monté sur tourelle et de deux mitrailleuses MK-108. Son cockpit en Plexiglas permettait d'embarquer une personne à une vitesse théorique de 12 000 km/h.

b/ La Vril-2 : Son vol inaugural s'est déroulé en 1942, c'est en fait une version plus puissante de la Vril-1. Son cockpit modifié permettait d'embarquer 2 hommes à une vitesse théorique de 24 000 km/h.

c/ La Vril-3 et Vril-4 : Comme la Vril-2, ces nouveaux modèles ne sont que des versions légèrement modifiées de la Vril-1. Ici, la vitesse et l'aménagement restent identiques, les modifications n'étant réservées qu'à l'armement. En effet, La Vril-3 reprend le canon de 80mm et les deux mitrailleuses de la Vril-1 mais adopte en plus un canon de 75mm monté sur une tourelle. La Vril-4, quant à elle, adopte un tube au dessus du cockpit dont on ignore l'utilité. Leur envergure est légèrement diminuée, elle passe de 11 à 10,50 mètres.

d/ La Vril-5 : Un des prototypes les plus aboutis de l'époque, la Vril-5 aurait atteint les 12 000 km/h lors de ces vols d'essais en 1944, allant même jusqu'à quitter notre atmosphère à de nombreuses reprises. Sa vitesse théorique annoncée est pourtant de 48 000 km/h. Elle reprend l'armement des Vril-3 et 4 mais permet dorénavant d'embarquer 3 hommes.

e/ La Vril-6 : Peu d'informations circulent sur la Vril-6, elle n'aurait même jamais été consrtuite...

f / La Vril-7 : Datant de 1944, elle ne sera jamais produite. Elle symbolisera tout de même une volonté d'évolution puisque son diamètre aurait dû atteindre les 120 mètres, sans doute pour un usage de transport de troupes.

IV / Qu'en penser ?

De part la période durant laquelle les Vril ont (ou aurait) été produites (seconde guerre mondiale), on peut imaginer qu'il ne s'agit en fait que d'une propagande nazie mise en place dans le but de générer une peur de la suprematie allemande dans les camps ennemis. Mêmes si l'on peut trouver divers documents photographiques sur internet, rien ne garantie leur véracité, d'autant que les nazis ont pu créer des disques antigravitationnels factices toujours dans le même but.

En clair, chacun peut choisir de penser que ces machines ont réellement existé et volé ou non. Pour avoir une idée plus précise, des tonnes de documents relatant ce sujet existent, j'espère vous avoir donné l'envie d'en parcourir quelques uns.


Quoi qu'il en soit, même si la plupart de ces inventions ne sont pas opérationnelles, on peut tout de même reconnaître que les cerveaux allemands on été particulièrement productifs durant les années 30/40 et ont tenté de trouver des solutions novatrices pour l'époque, comme les soviétiques le feront quelques décennies plus tard avec notamment les Ekranoplanes...
vendredi 13 novembre 2009

DOSSIER : Vendredi... très important...ou pas!

Originalité quand tu nous tiens, aujourd'hui j'ai choisi de vous parler de la superstition liée au vendredi 13, de ses origines et des évènements survenus ce jour par le passé.

De nos jours, chaque individu choisi de faire du vendredi 13 un jour de chance ou de malheur mais, par le passé, il s'agissait de croyances populaires liées à un peuple ou à une culture spécifique. En France, les phobiques de ce jour -appelés paraskevidékatriaphobes- peuvent trouver à leur superstition une origine biblique puisque la 13ème personne présente à La Cène n'était autre que Judas le vendredi étant, quant à lui, le jour de la crucifixion de Jésus... Plus récemment, une autre interprétation a vu le jour (notamment par le roman Da Vinci Code) selon laquelle la superstition viendrait de la date d'arrestation du grand maître des Templiers (Jacques de Molay), le vendredi 13 octobre 1307. Outre cet évènement, on peut également noter le crash du vol 571 de Fuerza Aérea Uruguaya survenu dans les Andes le 13 octobre 1972.

La triskaïdékaphobie (peur du chiffre 13)

Plus précisément, la peur du chiffre 13 est bel et bien une névrose populaire. Ainsi, vous ne trouverez pas de chambre 13 dans un hôtel ou un hôpital et certains immeubles supprimeront le 13ème étage au profit, par exemple, d'un 12bis. Un spécialiste a même démontré que les vendredi 13 étaient néfastes à l'activité économique puisque des baisses importantes de la consommation étaient enregistrées durant ces journées. Enfin, notons qu'une Formule 1 ne portera pas le chiffre 13 (sauf en cas de demande du pilote) et que Stephen KING, grand triskaïdékaphobe devant l'éternel, a avoué de jamais lire la 13ème page d'un ouvrage...

La paraskéviephobie (?) (peur du vendredi)

La peur du vendredi 13 est donc en réalité une double phobie : Celle du vendredi et celle du chiffre 13. Ainsi, certains concentreront leur phobie sur le 13 (comme cité ci-dessus) ou sur le vendredi. L'exemple le plus commun étant celui des navigateurs qui, quand ils en auront la possibilité, ne prendront pas la mer un vendredi (surtout si des lapins sont à bord, mais ça, c'est une autre histoire...).

Les aficionados du vendredi 13

Certains considèreront donc ce jour comme porteur de chance, la Française des jeux affiche d'ailleurs une augmentation de 300% sur le nombre de joueurs. En réalité, ce sont vos vendredi 13 passés qui influeront le plus sur votre croyance...

Quid des autres pays ?

Dans les pays hispaniques, ce n'est pas le vendredi 13 qui est lié à la superstition mais le mardi 13 (le mardi étant le jour de Mars, dieu de la guerre dans la mythologie romaine). En Italie, c'est le 17 qui peut être considéré comme chiffre "porte malheur" car il s'écrit XVII en chiffres romains, anagramme de "VIXI" ("J'ai vécu"). Si "j'ai vécu" c'est donc que je suis mort... Enfin, en Chine, le 13 est synonyme de vie. En revanche c'est le nombre 4 ("shi", la mort) qui a une connotation fortement péjorative.

En bref, chacun à des superstitions propres à son passé, sa culture ou ses croyances. Quant à moi, je termine ici car je dois courir valider ma grille de Loto ;)



mardi 3 novembre 2009

DOSSIER : Juillet 1995 à SREBRENICA

I / Préambule

Le titre aurait pu être « Srebrenica pour les nuls » ou encore « Srebrenica : histoire d'un massacre contemporain », en réalité, le titre n'a pas d'importance, c'est le contenu qui compte. Ce contenu, je le souhaite satisfaisant pour moi et intéressant pour vous.

Je présenterai ici l'histoire du massacre de Srebrenica afin que, d'une part, personne n'oublie, mais aussi et surtout pour revenir sur une tragédie malheureusement peu connue, qui a eu lieu dans cette ville bosniaque, en juillet 1995.

II / Bref retour sur le contexte

La Bosnie-Herzégovine déclare son indépendance le 1er mars 1992. Le 6 avril de la même année, l'armée populaire yougoslave attaque ce nouveau pays, débutant ainsi la « Guerre de Bosnie-herzégovine ». Cette guerre entre les peuples Serbes, Bosniaques et Croates s'achèvera avec les accords de Dayton, le 14 décembre 1995.

La guerre en Bosnie est une conséquence de la dislocation de la Yougoslavie, elle-même liée à la chute des régimes communistes en Europe de l'Est en 1989. La renaissance des idées nationalistes en Yougoslavie a fragilisé le rôle central du Parti communiste. Les arrivées au pouvoir de Slobodan Milosevic en Serbie en 1987, et de Franjo Tudjman en Croatie en 1990, accentuent la crise. En juin 1991, la Slovénie déclare son indépendance, et la Croatie en fait de même. Après un rapide conflit en Slovénie, la JNA sous le commandement serbe, appuyée par les para-milices serbes, et les serbes de Krajina en Croatie, attaquent la Croatie.

La Bosnie ne voulant pas participer à cette guerre contre la Croatie, décide de déclarer sa souveraineté en octobre 1991. Mais la commission de Badinter précisa qu'elle ne reconnaitrait l'indépendance de la Bosnie, que si un referendum était organisé à cet effet en Bosnie .

Un referendum d'autodétermination est alors organisé le 29 février 1992. Il est boycotté par la plupart des Serbes qui constituent 32% de la population. Les Croates et les Musulmans votent, à savoir 68% de la population. Le résultat du référendum est de 99% des voix en faveur de la Bosnie indépendante.

Comme il a été prévu par la commission de Badinter, suite à ce referendum, la Communauté européenne reconnait la Bosnie en tant qu'État indépendant, le 6 avril 1992. Cette reconnaissance est suivie de celle des États-Unis. La Bosnie adhère ainsi le 22 mai 1992 à l'Organisation des Nations unies, avec la Croatie et la Slovénie.

La République serbe de Bosnie, l'entité des Serbes dirigée par Radovan Karadzic, déclare à son tour, mais sans aucune procédure constitutionnelle, son indépendance. Cette république ne sera jamais reconnue en tant que telle par la communauté internationale. Si, suite aux accords de Dayton, il existe dans les faits une république serbe de Bosnie, aucune personnalité morale n'a été reconnue à cette dernière.

III/ Juillet 2005 à Srebrenica

Srebrenica (en serbe cyrillique : Сребреница) est une ville et une municipalité de Bosnie-Herzégovine. Elles sont situées dans la République serbe de Bosnie. Au recensement de 1991, la ville comptait 5 746 habitants et la municipalité 36 666.

En 1995, les forces serbes lancèrent une offensive massive contre la ville, forçant les défenseurs à donner leur accord au plan surveillé de démilitarisation de l'ONU, faisant de Srebrenica une zone sûre. Peu près, six cent casques bleus néerlandais de la FORPRONU ont été déployés pour protéger les citadins.

Fin mai 1995, 400 casques bleus sont pris en otage par les forces bosno-serbes suite à un raid aérien de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) contre un dépôt de munitions.

Le 4 juin 1995, le commandant français des forces militaires de l'ONU en ancienne Yougoslavie, le général Bernard Janvier, rencontre secrètement le général Ratko Mladić pour obtenir la libération des otages, dont plus de la moitié étaient français. Mladić a exigé de Janvier qu'il n'y ait plus de frappe aérienne. Cinq jours plus tard le représentant dans la région de l'ONU, Takashi Akashi, a déclaré que l'ONU « se conformerait strictement au principe de maintien de la paix ».

Le 7 juillet 1995, les forces serbes de Bosnie menées par le général Ratko Mladić prirent d'assaut la ville. Les Néerlandais de la FORPRONU demandèrent, en vain, une aide aérienne avant d'être pris en otages par les forces serbes. Orić avait quitté Srebrenica, laissant le commandement à ses lieutenants et incitant les médias à accuser les forces bosniaques de ne pas mettre en œuvre une défense adéquate.

Dans ce contexte, les habitants de Srebrenica tentèrent de prendre la fuite à travers les forêts alentours, poursuivis par les forces armées du général Mladic. Ces dernières utilisèrent des gaz (grenades paralysantes) afin d'arrêter les fuyards. Au fur et à mesure, épuisés, affamés, de plus en plus d'habitants de Srebrenica se rendirent aux forces armées...

Près de 1000 prisonniers seront entassés dans un hangar agricole de Kravica (région contrôlée par le général Mladic), des soldats ouvriront par la suite le feu sur eux, un des rescapé racontera qu'il s'est caché sous les cadavres pour éviter les balles. Plus tard, il ne se sera pas manifesté quand les soldats chercheront des survivants, évitant ainsi d'être fusillés devant la porte du hangar. Après le massacre, les soldats organiseront la dissimulation des corps à l'aide de bulldozers...

La ferme de Branjevo sera également un lieu de massacre (un des plus important). Le matin du dimanche 16 juillet 1995, des autobus amenèrent des prisonniers (retenus alors à l'école de Kula, à quelques kilomètres de la ferme), attendus par un commando « d'exécuteurs » du 10ème groupe de sabotage. Les prisonniers se mettaient alors en ligne, le commando les mettait en joue, tirait, puis d'autres prisonniers enjambaient la première rangée de cadavres et subissaient le même sort. Ainsi de suite, sur environ une centaine de mètres, le nombre de corps augmentait. Les 8 membres du commando (rejoint dans la journée par des volontaires) tueront plus de 1200 civils avant la tombée de la nuit, motivés par les 4 euros promis pour chaque prisonnier abattu. Comme à Kravica, des bulldozers pousseront les corps dans une fosse commune, dès le lendemain.

Au lieu de massacre : La maison de la culture de Pilica. Là, toujours le 16 juillet 1995, environ 500 personnes entassées dans le bâtiment seront également fusillées, les quelques survivants de la première salve, cachés sous la scène (la salle était à l'origine un théâtre) seront tués par des grenades. Le 17, les cadavres seront chargés dans des camions et emmenés dans la fosse commune de la ferme de Branjevo.

IV / Combien de victimes ?

Le nombre et l'identité des personnes tuées lors de la prise de la ville ont beaucoup varié au cours du temps. L'estimation la plus haute est sans doute celle du ministre allemand de la Défense, Scharping, qui parla, le premier, de génocide à ce sujet le 28 mars 1999, quatre jours après le début des bombardements de l'OTAN, affirmant que les Casques Bleus des Nations Unies « assistèrent à l'assassinat de 30 000 hommes à Srebrenica ». Par contre, le debriefing des 460 Casques Bleus hollandais, alors présents à Srebrenica (les Dutchbatters), révèle que les soldats auraient plutôt vu des centaines, peut-être un millier, de victimes.

Une liste de 8 106 personnes disparues a été établie par la Commission Fédérale des Personnes Disparues (en anglais : International Commission on Missing Persons), dont plus de 2 000 auraient été tuées par les soldats serbes autour de Srebrenica.

Le dernier chiffre donné par la croix-rouge est de 7 333 personnes portées disparues. Un porte-parole, Pierre Gaultier, a cependant précisé qu'il était « fort possible qu'il y ait, parmi ces noms, un grand nombre de noms comptés deux fois », certains disparus ayant pu se frayer un chemin à travers les lignes ennemies puis réintégrer l'armée bosno-musulmane.

Les recherches de corps auxquelles le TPIY a procédé jusqu'à la fin 2001 ont permis d'identifier 2 361 cadavres dans les environs de Srebrenica. Une partie des cadavres avait des bandeaux sur les yeux ou des empreintes de liens sur les poignets.

Au 11 juin 2008, 3213 personnes ont été identifiés et inhumés.

V/ Responsabilités

Le général serbe Ratko Mladić ainsi que le chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadžić ont été accusés par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de génocide, crimes contre l'humanité et violations des lois et coutumes de guerre.

Le 2 août 2001, Radislav Krstić, un général serbe de Bosnie qui a mené l'assaut sur Srebrenica aux côtés de Ratko Mladić, est condamné par le TPIY à 46 ans de prison pour génocide et autres crimes. L'accusation de génocide est rejetée en appel, mais le tribunal retient une charge de complicité de génocide et condamne Krstić à 35 ans de prison le 19 avril 2004. En décembre 2004, il est transféré au Royaume-Uni où il purge sa peine.

Le 22 juin 2004, le président de la République serbe de Bosnie (région autonome à forte majorité serbe de Bosnie-Herzégovine), Dragan Čavić, reconnait, à la télévision de la Republika Srpska, que les forces serbes ont tué plusieurs milliers de civils en violant le droit international. Il déclare que Srebrenica était un chapitre sombre dans l'histoire des Serbes. Le 10 novembre 2004, le gouvernement de la République serbe de Bosnie a présenté ses excuses pour le massacre de Srebrenica et s'est engagé à traduire en justice les coupables.

En mai 2007, L’ex-général Zdravko Tolimir, proche du général Ratko Mladić, a été arrêté près de la frontière entre la Serbie et la Republika Sprska. Le TPIY avait inculpé Zdravko Tolimir, en février 2005, de crimes contre l'humanité et de crime de guerre pour « le meurtre, l'expulsion et les traitements cruels » commis contre les populations musulmanes de Bosnie des enclaves de Srebrenica et de Zepa.

En juin 2007, une plainte a été déposée par le cabinet d'avocats Van Diepen & Van der Kroef, au nom des survivants et parents des victimes de Srebrenica, contre les Pays-Bas et les Nations Unies pour non-respect d'obligations contractuelles, «échec à prévenir un génocide» et «non-déclaration de crimes de guerre». Il est reproché aux 450 casques bleus néerlandais, positionnés à proximité de l'enclave et censés la protéger, de n'être pas intervenus face aux attaquants serbes (environ un millier), cela bien que la population ait cherché refuge auprès de leur base.

Le 21 juillet 2008, Radovan Karadžić est arrêté par les services secrets serbes à Belgrade. Le 15 février 2009, il est accusé par le Tribunal pénal international de deux génocides. Le premier étant les crimes commis en Bosnie-Herzégovine en 1992 et le second le massacre de Srebrenica en juillet 1995.

V / Pourquoi en parler aujourd'hui ?

Comme évoqué en préambule, ce dossier n'a aucune prétention si ce n'est celle de regrouper les informations concernant le dernier génocide commis en Europe, il y a seulement 13 ans. L'occasion de le publier vient du fait que, depuis le lundi 3 novembre 2009, a débuté le procès de Radovan Karadzic (accusé de génocide, crime de guerre, et crime contre l'humanité perpétués pendant la guerre de Bosnie). Ce dernier, alors qu'il avait boycotté le premier jour d'audience, a fini par se présenter au tribunal le mardi 4 novembre 2009, décidant d'assurer lui même sa défense.

La seconde motivation vient du fait que le deuxième principal accusé, Ratko Mladic est toujours en fuite à l'heure actuelle...

Source : Wikipedia / Ssvds / France5